elise de castelbajac

expositions

Vidéo consultable ici

 

 

En attendant PolleN

Les écureuils Grecs, Montreuil, 2020.

 

En Mars 2020 devait avoir lieu l'exposition collective POLLEN supervisée par LEVD, dans la Halle du 45ter des Écureuils Grecs. Nous étions 14 artistes invités et avions carte blanche pour investir les lieux qui étaient en voie de passassion.

 

Cette exposition n'a pu avoir lieu compte tenu de l'arrivée de la covid19. Cependant les lieux étaient vides et les clés en mes mains. J'ai pu donc profiter de cet immense espace pour faire une exposition personnelle destinée au devenir numériques: avec les photographies prises par Juan Eduardo Sepulveda, consultables sur mon site internet et une vidéo réalisée par Grégoire de Castelbajac à  visionner ici:

 

 

En attendant PolleN

 

En attendant Pollen est une exposition qui en supplante une autre. Elle est celle d’un temps suspendu.

 

Dans cet espace nu, c'est l'écho de la charpente qui grince que l'on entend; peut-être d'un merle derrière la toiture qui grimpe.

Des bruits métalliques vibrent et me rappellent ceux des bateaux.  Alors une sensation d'horizon libre monte, mais ici, ce qui se forme c'est qu'il y a quelque chose de meurtri. Un silence lourd.

 

Avec mes toiles, les espaces vides comme des miroirs dressés répondent à ce lieu en voie de transition.

 

Ces dernières années mon travail s’est renouvelé à travers l’expression du vide et du silence.

Mes dernières peintures en sont des expériences.

L’expérience d’un temps suspendu à travers la série des Salars formés d’un horizon blanc. Jusqu’à celle des Bunkers de la plage de Sainte Marguerite, qui désincarnés de leur histoire s’exposent à une contemplation poétique.

 

J’ai fouillé les couleurs sombres pour que dedans on y trouve de la lumière, parce que l’obscurité en dépend toujours. Et les couleurs claires pour qu’un presque rien émerge.

à la recherche de la lumière, la lumière dans sa profondeur. Dans l’ « ailleurs » qui s’y cache.

 

 

Derrière ces horizons vides, silencieux, brûle dans le fond de la toile comme un grain, un bruit, une existence qui invite.